Tauromachie au Cap de gascogne

Une vraie tradition tauromachique est présente ici depuis bien des siècles. 


En effet on connait deux textes d'archives du Moyen Age parlant de la coutume de faire courir les taureaux dans les rues de la ville : celui de Bayonne du 12e s. et celui de Saint-Sever en 1457 quand Charles VII donne l'autorisation de perpétuer la tradition.


Deux types de tauromachie se perpétuent au Cap de Gascogne : 

- la course landaise, éviter des vaches dans les arènes avec des écarteurs et des sauteurs ; c'est la tradition la plus vivace en Landes-Chalosse, qui mérite bien une page à part. 

- et la plus récente c'est la corrida, tradition espagnole, défier un taureau de combat dans les arènes avec le toréador et sa cuadrilla.

La corrida

(c) Francis Lafargue 2011
(c) Francis Lafargue 2011

A Saint-Sever depuis de nombreuses années des novilladas sont organisées. Ce qui est le même principe qu'une corrida mais avec des taureaux plus jeunes donc moins lourds et des toréadors n'ayant pas encore passé l'alternative pour devenir "matadors de toros", donc eux aussi plus jeunes.  

Une corrida dure 2 heures et se compose de 6 lidias durant lesquelles chaque torero s'affronte à un taureau pendant 20 minutes. L'entrée de la cuadrilla (paseo) composée des 3 matadors, de leur peones, et des picadors se fait brillamment en musique ; ils sont précédés des alguazils à cheval en costumes du 17e siècle espagnol.   

Après l'entrée fougueuse du taureau dans l'arène, les toréadors le teste par des véroniques avec la cape. Il peut se révéler bravo, courageux ou au contraire manso, couard. Viennent ensuite 3 tercios :

Tercio de varas : il sert à affaiblir le taureau et lui ôter des forces, le picador inflige 3 varas, coups de pique.

Tercio de banderillas : le torero ou un de ses peones doit planter 3 bandérilles sur le haut du dos du taureau.

Tercio de matar : Durant le brindis, le matador offre le taureau soit au public soit à quelqu'un de la présidence. Le taureau est déjà assez fatigué mais cela n'enlève rien à sa dangerosité. Le matador commence sa faena avec des passes naturelles, c'est à  dire les pieds joints et par la gauche, avec la muleta. Le public se manifeste par des "olé" et en applaudissant, ou parfois en protestant c'est la bronca. Puis c'est l'estocade finale qui met fin au spectacle.

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